Su & Je

As aventuras de uma família de imigrantes vivendo no Canadá

Le processus migratoire

Posted by Jeison em 25 de novembro de 2009


Nos forums que acompanho, saiu um texto que achei muito interessante, e fui atrás da fonte.

É um artigo que saiu na ACSM Montréal – Association Canadienne pour la Santé Mentale – Filiale de Montréal

Clique aqui para visualizar o artigo no site da ACSM

Abaixo, segue o artigo na integra

Le processus migratoire

Le processus migratoire

Le processus migratoire
Équilibre en tête. Vol 13, no 3

Ce texte a été rédigé à partir de la conférence-forum donnée par M. Joël Fronteau, psychologue et formateur en relations interculturelles, dans le cadre des activités du programme ethnoculturel de l’ACSM-Montréal, le 3 février 1999.

Le processus migratoire n’est pas le même pour les réfugiés et les immigrants ; cet exposé fera l’état de celui des immigrants. Selon M. Fronteau, le processus migratoire peut se comprendre à partir de quatre principales étapes : Avant le départ, Entre-deux, Arrivée et Adaptation.

1. Avant le départ
L’étape « Avant le départ » débute à partir du moment où l’individu a décidé de migrer. Durant cette période, l’individu devra franchir cinq phases. Tout d’abord, prendre la décision de migrer. Lors de cette étape préliminaire, l’individu s’informe de façon spécifique sur le pays d’accueil. Puis, c’est la préparation du départ. À ce moment, les démarches administratives sont entreprises auprès du pays d’accueil. Ensuite, arrive la période de détachement où l’individu doit se défaire de certaines choses affectives, matérielles et émotives. Parallèlement, un détachement psychologique débute. La personne doit penser à la transmission de son héritage affectif sont les objets qui ont pour elle des valeurs affectives. Suivant le détachement, c’est l’anticipation où la personne attend impatiemment ce que lui réserve l’avenir, un peu comme le « Rêve de l’Eldorado ». Finalement, il y a le renoncement. C’est le moment où l’individu doit renoncer à ses acquis professionnels, à son statut social et miser sur l’avenir. C’est un pari sur lui-même. C’est repartir à zéro et reconstruire.

Pendant le petit laps de temps précédant le départ, l’individu fait le plein de culture. Il amasse des souvenirs (des sons, des couleurs, des images, des odeurs…), qui vont lui servir à se rappeler de son pays d’origine. Plus tard, il va les récupérer pour s’en faire une nouvelle structure. C’est aussi le temps où certains migrants, les Chinois et les Africains par exemple, vont vivre des rituels de séparation avec leur communauté. Souvent, ils seront investis d’une mission ou d’un mandant créant ainsi des obligations.

« Partir, c’est mourir un peu, c’est une sorte de suicide psychosocial », a indiqué M. Fronteau. Lorsque le départ devient imminent, il y a un sentiment d’urgence ; la dernière nuit, cette dernière chose à faire, ce dernier téléphone… Le processus de deuil est amorcé. Le départ n’a pas le même impact psychologique selon qu’on soit seul ou accompagné, mais il est souvent marqué soit par un sentiment d’anxiété, d’exultation ou un peu des deux.

2. Entre-deux
Cette période pourrait être nommée le « no man’s land » ou « entre l’ici et l’ailleurs ». Il s’agit de l’intervalle entre le départ du pays d’origine et l’arrivée au pays d’accueil et sa durée varie. Souvent, cette période se vit dans l’avion ; c’est le moment où l’individu fait le vide dans sa tête et réalise qu’il vient d’effectuer la première séparation réelle : le premier deuil de l’immigrant. C’est l’émergence du sentiment de nostalgie, de solitude ou l’imagination du futur immédiat.

3. Arrivée
L’arrivée correspond à la période de temps nécessaire pour la réadaptation biologique de l’individu à son nouvel environnement (horaire, air, eau, etc.). Pendant cette étape, la personne vit des sentiments d’ambiguïté, elle est fatiguée et excitée, voire euphorique, par tout un bombardement d’impressions nouvelles et de premiers éblouissements. Les chocs culturels s’accumulent. L’individu fait ses premières constatations, vit certaines désillusions et stéréotype la culture du pays d’accueil. Cette phase est caractérisée par l’ouverture de la personne à échanger sur sa culture et à faire des observations authentiques et spontanées sur la culture d’accueil, car les remparts ne sont pas encore érigés. C’est le moment privilégié pour les organismes communautaires d’apprendre à connaître la culture de l’autre et de partager sa propre culture.

4. Adaptation
Au coeur du processus d’adaptation, il y a la notion d’identité ; ce que j’ai été, ce que je suis… Cette période, qui n’est jamais terminée, débute par un choc. L’individu réalise que certaines tâches de la vie quotidienne doivent être réapprises. Pour expliciter cette réalité, M. Fronteau nous a demandé d’écrire notre nom. Par la suite, il nous a demandé de l’écrire à nouveau de l’autre main. De la première main, l’écriture a été automatique, tandis qu’avec la deuxième main, nous devions nous appliquer et réfléchir pour y arriver. Il en est ainsi pour l’immigrant. La simple exécution de tâches quotidiennes, jusque-là automatique, devient laborieuse et pénible et peut nécessiter un nouvel apprentissage. Toutefois, cela peut l’amener à prendre conscience de sa propre façon de faire.

Passant rapidement de la période de découverte au plaisir d’identifier des nouvelles façons de faire, d’apprendre des nouvelles choses, de satisfaire sa curiosité par rapport au nouveau pays, au repliement, où l’individu fait le point par rapport à ses nouvelles connaissances et acquisitions, l’individu est saturé et ressent une grande fatigue culturelle. Il a besoin de repos et de solitude afin de décanter, de digérer et de refaire le plein d’énergie.

Les débuts de l’adaptation sont difficiles, car l’individu réalise la nécessité d’échanger avec les membres de la nouvelle culture pour s’adapter et, en même temps, il est fatigué d’apprendre de nouvelles choses. Cette lutte intérieure rend cette étape particulièrement éprouvante.

Par la suite, les nouveaux acquis vont être soupesés par rapport aux comportements antérieurs. Certaines personnes vont s’adapter en développant une sphère privée (ancienne façon de faire), et une sphère publique (nouvelle façon de faire). D’autres vont passer par une période de révolte, où elles vont transgresser les comportements traditionnels du pays natal, aussi bien que ceux du pays d’accueil. Cette phase de l’adaptation dure quelques mois. Par la suite, si la migration se vit bien, l’individu va s’adapter, se bâtir un vécu historique, une mémoire dans son pays d’accueil. Lorsque j’ai un passé, je peux envisager un avenir.

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11 Respostas to “Le processus migratoire”

  1. Les Lapins said

    Nossa, excelente artigo!!
    Abraços
    Erika

  2. Les Lapins said

    Oieee!!
    Pois é, em 2008, logo que chegamos aqui teve o GP, mas imigrante recem cehgado, sabe como é, nao pode se permitir esses luxos!! rsrs Depois que cortaram fiquei com cara de criança que tomaram o doce! Vamos ver se agora em 2010, imigrantes completando segundo ano, teremos condiçoes, rsrs… espero que sim!
    Quanto ao sol, se vc conseguir trazer muquiado na bagagem pode ter certeza que vai ganhar mais dinheiro que cambista, todo mundo vai querer comprar. O fiscal da imigraçao nem vai chiar, hehehe!
    abraços
    Erika

  3. Patricia said

    Olá Jeison e Su!
    Já tem algum tempo que leio o blog de vcs, mas é meu primeiro comentário. Também sou nova de blog…
    Gostaria de saber o que vcs acharam sobre a École Quebec. Vamos começar nosso curso lá em Janeiro. Até o momento foi muito recomendada nos blogs que visitamos.

    Abraços,

    Patrícia

    • Jeison said

      Oi Patricia,

      Para mim funcionou muito bem, aprendi bastante, é uma escola pequena, com professores do Québec em sua maioria, as vantagens para mim, é o ambiente familiar, turmas pequenas (max 6 alunos), aprendemos muito sobre a cultura e o preço é bem mais em conta que uma Aliaça Francesa por exemplo.

      Faça uma aula demonstração para ver como é !

      Abraços
      À bientôt

  4. Oi Jeison e Su!
    Estudamos lá na École Québec e acabamos de entrar com o processo. O seu blog nos ajudou muito, gostaríamos de agradecer a vcs. Valeu!. Também montamos um blog merciquebec.wordpress.com – se puder dê uma olhada lá. Queremos fazer novos amigos imigrantes. Um abraço pra vcs! Elen e Cleber

  5. Florence said

    Ei Jeison e Susana!

    Nossa…é verdade…eu gosto da chuva..mas já está de bom tamanho…já poderia parar agora né? hehehe

    Então….de acordo com os outros anos…as pessoas com processo na época do nosso costumavam receber pedido de exames mais ou menos em janeiro mesmo! Mas pra não ficarmos muito anciosos…estamos esperando pra fevereiro! Já seria ótimo!!

    Boa sorte pra nós né?? :))

    Abraços!

    Florence

  6. Cara, na verdade vi no “Well e Suzel” a possibilidade de enviar dinheiro para conta pré-aberta no desjardin. Que era possível abrir a conta aqui do Brasil eu já tinha visto e é bem simples diretamente pelo site. Mas eu não sabia que podia mandar dinheiro. Tem que ver no seu banco quanto eles cobram para envio de dinheiro para uma conta no exterior, pra saber se vale a pena. A taxa de conversão deve estar por volta de 1,68 acretido, valor bem mais baixo que na compra de TC e espécie.
    Vou pra São Paulo na quinta agora, talves fique para passar o final de semana. Se ficar a gente marca alguma coisa.
    Abração.

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